Vaccins en GrècePrécautions sanitaires du Capitaine
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Vaccins en Grèce : ce qu'il faut savoir avant de partir
La Grèce, c'est le soleil, les îles blanches et les ruelles pavées de Santorin. Mais avant de poser vos pieds sur ces plages de rêve, parlons sérieux : les vaccins. Pardon, je m'enflamme vers les images de carte postale alors qu'il y a du travail de préparation à faire. Vous verrez, c'est moins compliqué qu'il n'y paraît, et je vais vous guider à travers tout ça.
Voyager, c'est aussi voyager malin. Et malin, ça commence à quelques semaines avant de monter dans l'avion. Comme je l'ai découvert lors de mon premier voyage en Grèce il y a quinze ans — j'étais jeune, insouciant, et j'ai failli regretter ma légèreté —, la préparation sanitaire n'est jamais du temps perdu.
🧭 Les conseils du Capitaine
Avant votre départ, consultez votre médecin généraliste ou une clinique de voyage au moins 4 à 6 semaines avant. Pourquoi ? Certains vaccins demandent du délai pour déployer leur efficacité, et si vous avez besoin de deux injections, ça prend du temps. Ne jouez pas les apprentis sorciers la veille du vol.
Apportez votre carnet de vaccination avec vous, numérisé et en papier. Les hôpitaux grecs le demanderont si vous tombez malade. Et autre détail qui sauve des vies : gardez une liste de vos allergies médicamenteuses, au cas où.
Les vaccins essentiels avant de partir en Grèce
Soyons clairs : la Grèce n'est pas un pays à haut risque sanitaire. Vous ne vous apprêtez pas à partir en expédition lointaine. Pourtant, la vaccination de base reste incontournable.
Le DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite) — c'est votre socle. Si vous l'avez déjà, vérifiez que c'est à jour. En France, ce vaccin est obligatoire pour les enfants nés après 2018 et vivement recommandé pour les adultes. C'est un classique, mais c'est un classique pour une raison : ça marche. Vous partez en Grèce avec un DTP à jour ? Vous êtes tranquille.
La rougeole, oreillons, rubéole (ROR) : le vaccin ROR est recommandé si vous n'avez pas d'immunité prouvée. Pensez-y surtout si vous avez grandi dans les années 1990 ou avant, ou si vous n'êtes pas sûr de vos antécédents. C'est une injection simple, et la Grèce, comme l'Europe en général, enregistre des foyers sporadiques de ces maladies.
L'hépatite A ? Recommandée. Vous mangez des fruits de mer frais, vous visiterez des villages côtiers où l'hygiène alimentaire peut varier. Une piqûre, c'est de la tranquillité en boîte. Deux injections à six mois d'intervalle vous protègent pour vingt ans.
💎 Le bon plan du Capitaine
Achetez votre répulsif en France avant de partir. Oui, vous en trouverez en Grèce, mais à un prix délire. Les pharmacies grecques jouent sur la clientèle touristique. Un spray Insect Ecran ou Moustidose de 75 ml vous coûtera 8 euros à Paris, 20 euros en Crète. Vous avez compris.
Et l'hépatite B ?
Bonne question. L'hépatite B, c'est un peu le vaccin oublié des voyageurs européens. Or la Grèce ? Vous y êtes exposé, notamment si vous vous baignez dans les eaux côtières ou si vous avez un accident qui saigne. Je me souviens d'une nuit à Paros : une querelle entre deux pécheurs, du sang sur les rochers, et mon ami Marco qui s'était coupé en sautant depuis une falaise pour se rafraîchir. Heureusement qu'il était vacciné. L'hépatite B, c'est sérieux.
Si vous n'êtes pas protégé, trois injections sur six mois. À commencer avant de partir. C'est du temps, oui, mais c'est de la sagesse.
⚠️ À éviter
Les fruits de mer crus ou mal conservés. L'été grec, c'est 40 degrés. Une huître laissée dehors quatre heures, c'est une invitation à l'hépatite A ou au choléra. Je vous l'interdis. Demandez des cuissons : grillés, frits, c'est excellent et sans risque.
Quid de la fièvre jaune, de la dengue, du paludisme ?
Oubliez. La Grèce, c'est l'Europe. Ces maladies-là, c'est pour l'Afrique, l'Asie tropicale, certaines zones d'Amérique latine. Pas ici. Vous pouvez ranger votre parano dans un coin et profiter.
🗒️ Le résumé du Capitaine
- DTP, ROR, hépatite A : à jour avant le départ. Voir un médecin 4 à 6 semaines avant.
- Hépatite B recommandée si vous n'êtes pas protégé (trois injections sur six mois).
- Moustiques : répulsif DEET 20 %, vêtements longs le soir, moustiquaire. Pas de paludisme en zone touristique.
- Sur place : eau en bouteille, fruits de mer cuits, petites tavernes locales, crème solaire extrême.
- Trousse de base : antihistaminique, antidiarrhéique, antidouleur, antiparasitaire.
- Assurance rapatriement obligatoire. Emportez votre carnet de vaccination en deux exemplaires.
Les maladies transmises par les moustiques en Grèce
Maintenant, parlons des moustiques. La Grèce connaît depuis quelques années une augmentation des cas de dengue et de Zika, notamment dans les zones côtières et en été. Avant que vous ne paniquiez : c'est rare, contrôlable, et il n'existe pas de vaccin en France pour ces deux-là (bien qu'il y en ait un pour la dengue à titre commercial, onéreux et réservé à certains profils).
Votre meilleure défense ? L'antiparasitaire. Répulsif à base de DEET (20 % minimum), vêtements longs le soir, moustiquaire si vous dormez la fenêtre ouverte. Ennuyeux ? Oui. Efficace ? Extrêmement.
Précautions sanitaires sur place
Les vaccins, c'est un volet. Mais une fois là-bas, c'est à vous de jouer. L'eau du robinet en Grèce est globalement potable en Attique et dans les grandes villes. Sur les îles ? C'est plus aléatoire. Demandez à votre hôtel. En cas de doute, bottled water. Ça paraît idiot écrit comme ça, mais combien de voyageurs reviennent malades pour avoir ignoré ce détail basique ?
Manger dans les petites tavernes : oui, absolument, c'est même recommandé. Les Grecs y mangent, les habitants locaux y mangent. C'est un bon signe. Les chaînes anonymes sans âme ? À éviter. Plus c'est touristique, plus c'est aléatoire sur le plan sanitaire — pas toujours, mais statistiquement.
La malaria en Grèce ?
Un sujet qui refait surface depuis 2011 : quelques cas isolés de paludisme au nord-est de la Grèce, notamment dans le Marais de Prespa. Verdict du Capitaine ? Exceptionnel. Si vous visitez Athènes, les Cyclades, la Crète, vous êtes en sécurité totale. Si vous partez en exploration entomologique dans les zones nordiques et marécageuses de mai à novembre, alors oui, antipaludéens en prévention.
Mais honnêtement ? Vous n'êtes pas venu faire de la biologie des moustiques. Vous êtes là pour les piscines du Peloponnese et les couchers de soleil à Oia.
À emporter dans votre trousse de voyage
Vaccins à jour : check. Maintenant, l'intendance. Une trousse minimale, c'est : antihistaminique, antidiarrhéique (Imodium), antidouleur (paracétamol et ibuprofène), crème solaire (indice 50+), antiparasitaire fort. Et une assurance rapatriement, celle-là c'est du bon sens.
Voilà. Vous êtes armé. La Grèce vous attend, et vous y allez en sachant que vous avez pris les bonnes décisions avant même de partir. C'est ça, un voyageur avisé. À bientôt sous le soleil grec.
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