Se déplacer en GrèceTransports et conseils du Capitaine
© Efrem Efre
🧭 Les conseils du Capitaine
Réservez vos ferries en ligne — les guichets à quai demandent une comission. Arrivez 90 minutes avant le départ (ils sont stricts, très stricts). En hiver, certaines petites îles ne sont desservies qu'une fois par semaine — vérifiez avant de vous y aventurer. Enfin, les ferries de nuit existent et vous font gagner une journée : les cabines sont basiques, mais c'est un gain de temps considérable pour les longs trajets.
Se déplacer en Grèce : Guide pratique du Capitaine
La Grèce, c'est un puzzle géographique. Îles parsemées, montagnes, archipels éparpillés comme des miettes de pain sur une nappe bleue. Je ne vais pas vous mentir : se déplacer ici demande de la méthode. Mais une fois que vous avez compris le système, c'est un jeu d'enfant. Et surtout, c'est une partie du voyage.
Pardon, je prends les devants — mais traverser la Grèce, c'est déjà voyager. Chaque trajet vous offre une vue qui vous coupe le souffle. Je me souviens d'un ferry entre Mykonos et Paros, un matin de juillet. Le soleil se levait sur la mer Égée, rose et orange. Un couple allemand à côté de moi prenait une photo toutes les trente secondes. C'est ça, la Grèce : même les trajets sont des destinations.
Les ferries : le cœur du transport grec
Vous verrez, en Grèce, le ferry n'est pas un simple moyen de transport. C'est la veine principale du pays. Avec plus de 6 000 îles, imaginez un peu les connexions maritimes. Elles sont denses, fiables, et souvent moins chères que vous ne le pensez.
Il y a trois géants du ferry ici : Hellenic Seaways, Blue Star Ferries, et Anek Lines. Chacun a ses routes, ses horaires, ses tarifs. Le Capitaine vous le recommande : consultez Gtp.gr ou Ferries.gr une semaine avant votre départ. Oui, les prix montent au dernier moment — comme partout. Mais en réservant tôt en haute saison (juillet-août), vous économisez 20 à 30 %.
Et puis il y a les petits catamarans rapides. Deux fois plus chers, trois fois plus rapides. Quarante minutes au lieu de deux heures entre le Pirée et Hydra. À vous de voir si votre portefeuille peut se le permettre.
L'avion : pour les impatients
Athènes, Thessalonique, Héraklion, Rhodes — ces quatre villes concentrent la majorité du trafic aérien intérieur. Avec Aegean Air ou Olympic Air, vous reliez n'importe quel coin en une heure. Les prix ? Pas extravagants, mais plus chers que le ferry.
Je vous l'avoue : prendre un avion pour traverser la Grèce, c'est passer à côté de quelque chose. Oui, vous gagnez du temps. Non, vous ne vivez pas le voyage. Le ferry, lui, c'est du temps suspendu. Du vent sur le visage. Des conversations avec des voyageurs croisés par hasard.
Les bus : lents mais authentiques
Les autocars KTEL quadrillent le continent et même certaines îles. Lents ? Oui. Inconfortables ? Parfois. Bon marché ? Absolument. Un trajet Athènes-Corinthe vous coûte moins de 6 euros.
Les bus sont ponctuels — bizarrement, plus que les trains. Vous verrez des Grecs de tous âges : étudiants, retraités, familles entières. C'est du vrai voyage populaire. Pas sexy sur papier, mais mémorable sur le terrain.
La voiture : liberté et pièges
Louer une voiture en Grèce, c'est tentant. Vous pensez : flexibilité, routes panoramiques, pauses quand je veux. Et c'est vrai. Mais les routes secondaires sont étroites, sinueuses, parfois mal entretenues. Les conducteurs grecs ? Disons qu'ils interprètent les règles avec beaucoup de créativité.
Les agences de location pullulent. Avis, Hertz, Enterprise, mais aussi des petites locales. Moins cher, plus personnalisé, mais vérifiez l'assurance. Je me souviens d'un ami qui s'est arraché le rétroviseur sur une route montagneuse en Crète. Heureusement, son assurance tous risques la couvert. Sans elle, c'était 400 euros de franchise.
L'essence est moins chère qu'en France, les péages raisonnables. Mais garez votre voiture en centre-ville ? Oubliez. Utilisez un parking souterrain ou laissez la voiture à l'hôtel.
Les taxis et ride-sharing
À Athènes, les taxis jaunes sont partout. Peu chers, mais chauffeurs bavards et souvent impatients aux feux. Uber et Beat fonctionnent bien dans les grandes villes. Plus transparent, plus sûr, meilleur rapport avec le conducteur.
En province ? Oubliez Uber. Les taxis locaux sont votre ami. Négociez le prix avant de monter — ils n'ont pas tous un compteur.
La marche et les vélos
Vous allez me dire : à pied, c'est lent. Exact. Mais en Grèce, marcher dans les villages blancs des Cyclades, c'est explorer des labyrinthes de ruelles qui n'ont pas changé en mille ans. Les vélos électriques se démocratisent aussi. Certaines îles comme Naxos ou Paros sont parfaites pour ça.
Les trajets de nuit
Les ferries de nuit relient Athènes à la Crète (9-10 heures), à Rhodes, à Lemnos. Les cabines vont du dortoir au luxe. Un bon compromis ? Le siège-cabine : on vous alloue une place couchée en salle commune, c'est à 40 euros. Vous économisez une nuit d'hôtel et un trajet de jour.
Se repérer : cartes et applications
Google Maps fonctionne impeccablement en Grèce. Offline, il y a Maps.me. Citymapper couvre Athènes. Pour les ferries, je vous le redis : Gtp.gr est votre bible. Les horaires changent souvent d'une saison à l'autre, parfois sans prévenir.
💎 Le bon plan du Capitaine
Les petits commerces près des gares routières vendent des billets sans frais supplémentaires. Sinon, réservez via Busbud ou directement sur ktel.org. Les trajets long-courrier incluent une pause café (stop de 15 minutes). Profitez-en pour vous dégourdir les jambes.
⚠️ À éviter
Ne conduisez pas la nuit en montagne — la signalisation est minimaliste. Attention aux motos et scooters qui surgissent de nulle part. Enfin, les amendes pour excès de vitesse sont automatiques et sévères. Respectez les limites.
💛 Le souvenir du Capitaine
J'ai passé une après-midi entière à Mykonos sans aller nulle part. Juste à flâner entre les petites rues, m'arrêter à chaque coin, goûter chaque vin local offert par les tavernes. Cette journée-là, j'ai plus appris sur la Grèce que pendant dix trajets en ferry. La lenteur, c'est aussi une forme de voyage.
📌 Le mot du Capitaine
Se déplacer en Grèce, ce n'est pas un problème à résoudre, c'est un plaisir à savourer. Chaque trajet est une transition entre deux mondes. Entre deux bateaux, deux îles, deux versions de vous-même. Ralentissez. Regardez par la fenêtre. Parlez à votre voisin.
🗒️ Le résumé du Capitaine
- Ferry : le roi du transport grec. Réservez en ligne, arrivez 90 min avant le départ, profitez du trajet.
- Bus KTEL : lents, mais authentiques et bon marché pour les trajets continentaux.
- Voiture : liberté relative. Routes étroites, conducteurs imprévisibles, assurance obligatoire.
- Avion : pour les gros décalages (Athènes-Rhodes). Rapide, mais perte du voyage.
- Marche : l'oubliée du transport. Idéale pour explorer les villages à l'ancienne.
- Trajets de nuit : gain de temps et d'argent hôtel, surtout pour la Crète.
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