Le train au Japon, ce n'est pas un moyen de transport. C'est une expérience en soi. Le Capitaine vous le dit d'emblée : si vous ne prenez qu'un seul souvenir de votre voyage, il y a de bonnes chances qu'il se passe dans un wagon.
🧭 Les conseils du Capitaine
Achetez votre JR Pass avant de quitter votre pays — il n'est plus disponible à la vente au Japon depuis 2023 (sauf exceptions à prix majoré). Activez-le à votre arrivée dans n'importe quel grand guichet JR : Tokyo, Narita, Kansai Airport. Et réservez vos sièges à l'avance pour les Shinkansen, surtout en haute saison — c'est gratuit avec le pass, mais les places assignées partent vite. Le wagon de queue est souvent moins bondé. Petit secret de baroudeur.
Prendre le train au Japon : le guide du Capitaine
La première fois que j'ai posé le pied dans un Shinkansen, c'était à Tokyo, un matin de novembre. Le quai était impeccable. Le train était à l'heure — à la seconde près, littéralement. J'ai regardé ma montre, puis le panneau, puis ma montre encore. J'ai cru que ma montre était cassée. Elle ne l'était pas.
Voilà ce que c'est, le train au Japon. Une ponctualité qui vous fait douter de vous-même.
⚠️ À éviter
Ne prenez pas le Nozomi ou le Mizuho avec votre JR Pass standard — vous auriez à payer un supplément. Si vous réservez un trajet Tokyo-Osaka, vérifiez bien que vous choisissez le Hikari ou le Kodama dans l'interface de réservation. L'erreur est fréquente, surtout quand on est fatigué à l'arrivée. Le Capitaine en sait quelque chose.
Le Shinkansen : la colonne vertébrale du pays
Le réseau ferroviaire japonais est une toile d'araignée géante tendue d'Hokkaido à Kyushu. Au centre de tout : le Shinkansen, le fameux train à grande vitesse. Tokyo-Kyoto en un peu plus de deux heures. Tokyo-Osaka en deux heures quinze. Des vitesses de pointe autour de 320 km/h. Un train comme une balle, silencieux, ponctuel, propre.
C'est un tapis volant avec des rails.
Il existe plusieurs lignes Shinkansen selon votre itinéraire :
- La ligne Tokaido : le classique Tokyo – Nagoya – Kyoto – Osaka
- La ligne Sanyo : qui prolonge vers Hiroshima et Fukuoka
- La ligne Tohoku : vers le nord, direction Sendai, Aomori
- La ligne Hokuriku : pour rejoindre Kanazawa et la côte japonaise de la mer du Japon
Et vous savez quoi ? Chaque ligne a ses propres noms de trains — Nozomi, Hikari, Kodama pour le Tokaido — avec des arrêts et des vitesses différentes. Le Nozomi est le plus rapide, mais il n'est pas couvert par le Japan Rail Pass. Notez-le maintenant, vous me remercierez plus tard.
🗒️ Le résumé du Capitaine
- Le Shinkansen est la colonne vertébrale du Japon : rapide, ponctuel, impeccable — rien de comparable en Europe
- Le JR Pass vaut le coup si vous faites plusieurs grandes villes en deux semaines : calculez avant d'acheter
- Achetez le JR Pass avant de partir — il n'est plus vendu au Japon au tarif standard
- Le Nozomi et le Mizuho ne sont pas couverts par le JR Pass : choisissez Hikari ou Kodama
- Les trains locaux et panoramiques révèlent un Japon profond que le Shinkansen ne montre pas
- Emportez un ekiben et, si Yuki vous l'autorise, un saké de Niigata — c'est la vraie façon de voyager
Le Japan Rail Pass : indispensable ou pas ?
C'est la question que tout le monde se pose avant de partir. Et la réponse honnête, c'est : ça dépend de votre itinéraire.
Le JR Pass est un forfait illimité valable sur la quasi-totalité du réseau Japan Rail — Shinkansen compris (sauf le Nozomi et le Mizuho). On l'achète avant de partir, uniquement à l'étranger. Il existe en versions 7, 14 ou 21 jours.
Concrètement : si vous faites Tokyo – Kyoto – Hiroshima – Tokyo sur deux semaines, le pass est rentabilisé en deux ou trois trajets. Si vous restez à Tokyo et Kyoto sans bouger, il ne l'est probablement pas. Faites le calcul avec les tarifs individuels avant d'acheter. C'est un peu fastidieux, mais je vous jure que ça vaut l'effort.
Naviguer dans les gares : l'art de ne pas se perdre
Shinjuku. Douze millions de voyageurs par jour. Deux cents sorties. Je me souviens d'un soir où j'ai erré quarante minutes dans ses couloirs labyrinthiques avec un sac à dos de quinze kilos, cherchant la sortie ouest. La sortie ouest était à dix mètres de moi depuis le début. Je n'ai jamais autant maudit ma propre fierté.
Leçon apprise : téléchargez l'application Hyperdia ou Google Maps en mode hors-ligne. Repérez votre sortie avant de descendre du train. Et si vous êtes perdu, demandez. Les Japonais sont d'une aide remarquable, même avec la barrière de la langue — un sourire, un doigt tendu dans la bonne direction, et vous voilà sauvé.
Mon ami Akira, qui photographie Kyoto depuis vingt ans et connaît chaque recoin de cette ville, me l'a dit avec son calme habituel : « La gare est un monde. Si tu la comprends, tu comprends le Japon. » Il avait raison, comme souvent.
Au-delà du Shinkansen : trains locaux, trains panoramiques, trains de légende
Le Shinkansen est le roi, mais le royaume ferroviaire japonais est beaucoup plus riche que ça.
Les trains locaux desservent les campagnes, les villages, les coins oubliés que le tourisme de masse n'a pas encore envahis. C'est là que le Japon profond se révèle. Des rizières qui défilent, des torii rouges aperçus entre les bambous, une vieille dame en kimono assise face à vous.
Et puis il y a les trains panoramiques. Le Capitaine les adore. Le Scenic Train dans la gorge de Sagano près d'Arashiyama. Le Resort Shirakami qui longe la mer du Japon entre Akita et Aomori. Des wagons aux larges baies vitrées, des paysages qui coupent le souffle.
Sans oublier le Romancecar de la Odakyu Line, qui file de Shinjuku vers Hakone avec des sièges orientés vers l'avant et une vue sur le Mont Fuji quand la météo coopère — ce qui n'est pas garanti, je vous préviens d'expérience.
Saké, ekiben et art du voyage en train
Un voyage en Shinkansen sans ekiben, c'est un crime. L'ekiben, c'est la boîte-repas de gare. Chaque région a les siennes, avec des spécialités locales. Riz au crabe à Fukui, bœuf de Matsuzaka près de Nagoya, tamago-gohan à Niigata.
À propos de Niigata : Yuki, sommelière de saké dans cette ville qu'elle appelle « la capitale du riz et du bonheur », m'a glissé un conseil que je chéris : « Achetez une petite bouteille de saké local avant de monter dans le train. Le paysage a un autre goût avec. » Je confirme. C'est une philosophie que j'endosse sans réserve.
Quelques règles d'or dans les trains japonais
Le train japonais a ses codes. Ils ne sont pas écrits en gros sur les murs — ils sont dans les comportements. Voici ceux à connaître avant de monter :
- On ne téléphone pas dans les wagons. On met son téléphone en mode silencieux et on parle bas.
- On mange discrètement dans les Shinkansen longue distance — c'est toléré. Dans les trains locaux, moins.
- On ne bloque pas les portes. On laisse sortir avant d'entrer.
- Les wagons « femmes uniquement » existent aux heures de pointe dans plusieurs villes. Ils sont signalés clairement.
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